Valorisation de la recherche : ce que propose le sénateur Kagbara
L'atelier sur la valorisation économique de la recherche et de l'innovation, ouvert par le ministère délégué à l'Enseignement supérieur ce 15 et 16 septembre 2026 à l'hôtel Concorde de Lomé, est une initiative décisive pour l'économie nationale. Pour le sénateur Innocent Kagbara, il est temps de franchir un cap. A ses yeux, la recherche ne peut plus se contenter de publications scientifiques. Elle doit se muer en technologies, en entreprises, en emplois et en solutions concrètes au service du pays.
Cela passe, selon lui, par une coopération renforcée entre l'Etat, les universités, les centres de recherche, les enseignants-chercheurs et le secteur privé. L'entreprise doit être impliquée dès le départ : de l'identification des besoins au financement, de l'expérimentation à la commercialisation.
Au terme des échanges, l'honorable Kagbara formule cinq propositions : l'adoption d'une feuille de route nationale pour la valorisation, l'institution d'un dialogue annuel entre le ministère, les centres de recherche, les universités, l'AGET, le Patronat, la CCIT et les entreprises, la création d'un mécanisme de financement pour passer du laboratoire au prototype puis à l'industrialisation, la mise en place d'un parrainage obligeant toute entreprise bénéficiant de fonds publics à s'associer à un centre de recherche, et l'organisation d'un forum annuel avec un « Pitch des chercheurs » devant les entreprises et investisseurs.
Pour le sénateur, ce forum doit être bien plus qu'une rencontre. Il doit devenir un espace de décisions et de partenariats concrets. La recherche doit quitter les laboratoires pour participer directement à la transformation économique du Togo, avec un Etat qui crée le cadre et un secteur privé qui valorise les innovations.


