La société Mèche Amina SARL traverse une crise sociale qui aurait pu être évitée. Si jusque-là la grève avait pris une forme spontanée, elle risquerait de déborder sur les rues et artères des encablures du quartier abritant l’aéroport international Gnassingbé Eyadema. Ce mardi matin, forces de l’ordre et de défense déployées interdisent l’accès à l’entreprise aux ouvriers : début d’une chasse à l’homme .

Ces ouvriers qui réclament une meilleure condition de travail ont vu leur accès à la société interdit sous peine d’arrestation. D’après les informations, l’entrée est subordonnée à la présentation d’une carte établie et détenue par quelques ouvriers qui auraient signé une charte leur interdisant toute réclamation liée à leur condition de travail. Cette pratique mise en place par le chef du personnel Amouzou Komivi André est décriée par les délégués syndicaux suspendus d’un mois pour des raisons inavouées.

Hier lundi, des lettres de licenciement portant diverses signatures falsifiées ont été notifiées par whatsapp à plus de 4.000 ouvriers et la fermeture jusqu’à nouvel ordre de l’entreprise.Une méthode qui ne serait pas appréciée par le Directeur général de cette entreprise M. Lee. A en croire des sources, la Direction générale serait remontée contre le sieur Amouzou et sa bande nourris de l’intérêt égoïste et personnel et de mauvaise foi.

Si l’administration menée par le sieur Amouzou parle d’« insubordination », des ouvriers parlent plutôt d’une « entrave à la liberté syndicale et atteinte à leur droit ». Ils dénoncent l’abus de pouvoir de direction exercé illégalement par le sieur Amouzou qui aurait confié à certains membres de l’administration qu’il dispose du pouvoir financier pour faire taire l’inspection du travail.

Le sieur Amouzou profite donc du silence des autorités pour défier la législation du travail en vigueur au Togo et outrepasse l’un des principaux points du quinquennat du gouvernement togolais : le dialogue social et l’épanouissement du capital humain contenu dans l’axe 1 du PND.

Selon la plateforme, revendique, les travailleurs de cette société de fabrication de mèche et fibre réclament le payement des heures supplémentaires de l’arrêt de la résiliation unilatérale du contrat de travail aux ouvriers qui ont franchi 2 ans.

Nous y reviendrons !

La Rédaction

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