L’impact du Covid-19 sur le fonctionnement des Etats fait l’objet d’innombrables réflexions à l’échelle planétaire dans le but de restaurer un minimum de normalité au bénéfice des citoyens respectifs qui subissent les affres de certaines résolutions draconiennes. Les déclinaisons de ce thème fait l’objet de discussions entre plusieurs acteurs politiques à la conférence internationale organisée par la fédération de Russie   par le biais de sa commission électorale et de la faculté des sciences politiques de l’université de Moscou du 14 au 19 septembre 2021 sur : « le rôle de la société civile dans la sauvegarde des standards démocratique pour l’organisation et la conduite des élections ».

Confrontés aux difficultés du contexte sanitaire, les Etats expriment des limites dans l’organisation régulière des élections prévues par leurs propres constitutions. Cette situation aux conséquences dommageables à toutes les démocraties compromet la vitalité des processus électoraux pour des raisons diverses.

Ces contraintes sont de nature diverse qu’il faudra citer méticuleusement afin de permettre à l’opinion publique de mesurer les pesanteurs et la portée de tels obstacles. Les spécialistes du droit électoral et de la sociologie politique à travers le monde notamment Pierre DARDOT et Christal LAVAL dans leur ouvrage coécrit intitulé « Dominer : Enquête sur la souveraineté de l’Etat en occident » note ce qui suit : « La pandémie du Covid 19, la menace de la globalisation (la circulation des flux ou des virus) est un révélateur de l’impuissance des Etats dans l’organisation des élections. Le dispositif normatif relatif aux diverses restrictions édictées par la puissance publique fausse le débat démocratique, suscite une faible participation aux élections ainsi que sa capacité à assurer la primauté du consensus sur les divergences politiques aussi profondes qu’elles soient ».

Si les Etats africains expriment de telles carences institutionnelles dans l’organisation des échéances, d’autres pays révèlent également de tels constats. Les limites propres aux Etats connaissent une certaine acuité dans l’organisation des élections à cause de l’intrusion occidentale dans les processus électoraux de ces derniers.

Les élections sont perçues par les « forces colonisatrices » comme une aubaine pour assujettir les Etats sous la primauté de leur volonté. Peut- on penser dans certains cas, que l’occident est animé par une idéologie malsaine, celle de dénaturer la démocratie dans leurs zones d’influence qu’il juge immature et qu’il faudra inexorablement prendre soin. A cet effet, l’on peut dire aisément que la subordination électorale africaine à celle occidentale vise :

« A réduire l’Afrique en un espace d’anarchie perpétuelle, une zone du monde où l’arme électorale s’impose sans aucune résistance car la fluctuation des intérêts stratégiques doit l’emporter sur les aspirations des peuples à disposer d’eux-mêmes. La technique d’observation électorale n’est rien d’autre qu’une suite logique du néocolonialisme, une résurgence des velléités impérialistes aux quelles certains Etats restent très attaché car les enjeux actuels et du monde de demain en dépendent ».

Notons que la conférence de Russie à laquelle, l’honorable Innocent KAGBARA participe vise à redéfinir les paradigmes de la géopolitique mondiale. La Russie à travers cette conférence compte accompagner les Etats avec l’introduction des tics dans les processus électoraux.

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