Des charges de l’honorable Kaboua contre le clergé catholique S’il est un acteur de la classe politique qui ne partage pas les clivages qui sont nés de la dernière présidentielle entre des membres influents du clergé togolais, c’est l’honorable Abass Kaboua. Dans une sortie médiatique la semaine dernière à Lomé, le député, président du Mouvement des Républicains Centristes a usé de son obédience de fidèle catholique pour fustiger cette guéguerre et déplorer le spectacle qu’offrent les deux évêques, Mgrs Philippe Fanoko Kpodzro et Nicodème Barrigah Bénissan.

Pointant un doigt accusateur vers la Dynamique Monseigneur Kpodzro, dont le prélat est la proue, Abass Kaboua invite le Vatican à recadrer ce dernier avant que le pire ne se produise. Pour lui, Mgr Phillipe Fanoko Kpodzro, est à l’origine de plusieurs maux dont souffre le Togo, notamment l’échec de la conférence nationale souveraine.

 Le député de Danyi fustige également le rôle qu’a joué cet homme de Dieu le rôle au cours de la dernière présidentielle. Revenant à l’autre protagoniste, le député pense que l’archevêque métropolitain de Lomé, Nicodème Barrigah-Bénissan, Abass Kaboua pense qu’il est en train de payer le prix de son inconséquence.

« Il est en train de payer le prix de son inconséquence. Je sais que c’est un homme valeureux mais il a oublié qu’un homme ne peut pas être bon indéfiniment et mauvais indéfiniment. Il a voulu jouer à ce petit jeu et c’est le feu qui l’a brûlé. Nous ne doutons pas de ses compétences mais il est dans une galaxie bien plus compliquée », a-t-il laissé entendre.

Pour finir, l’honorable Kaboua condamne l’église pour ne pas avoir pris une position claire vis-à-vis du rôle joué par Mgr Kpodzro lors de la dernière élection présidentielle. Il dit être déçu du fait que l’église ne s’est pas clairement désolidarisée du prélat. Pour lui, l’église peut encore se racheter.

« Il n’est jamais tard pour exorciser l’église catholique au Togo de l’activisme politique et de ses hypocrisies politiques. Il n’est pas aussi trop tard pour sauver Mgr Philippe Fanoko Kpodzro, la brebis perdue », a-t-il laissé entendre.

 

Avec la Renaissance