Cet énième zèle du Maire du Golfe 5 a suscité la colère de plusieurs hommes politiques. Le Président du NET n’a pas du tout aimé l’acte posé récemment par “le maire bulldozer”. Dans une de ses publications, Gerry Taama a invité le maire du golfe 5 a retourné faire des cérémonies dans son village. Au cas échéant, les portes de Siou lui seront grandement ouvertes.

 

Parfois, je me demande si ce maire a un cœur. S’il a des parents et proches, et si tous ses proches sont des nantis”, s’inquiète Taama.

Le comble dans l’histoire, c’est le silence du ministre de l’administration territoriale et du parti UNIR face aux agissements dudit Maire.

“Je me demande aussi pourquoi on le laisse faire ? Pourquoi le ministre Payadowa ne dit rien, face à ses multiples frasques ? Pourquoi le parti Unir, dont le président a mis ce mandat sous le social, laisse-il faire ?”, une question à laquelle Taama ne trouvera jamais de réponse.

Même s’il est d’accord que l’occupation illicite de trottoirs ou de réserves administratives est condamnable, il estime qu’il faut tenir compte de certains paramètres.

 

” Primo, nous sommes en situation d’état d’urgence sanitaire. Et le gouvernement sait que cela cause des incidences sur la vie des ménages, surtout les couches défavorisées et c’est la raison pour laquelle on a supprimé les frais de scolarité et bonifié les factures d’eau et d’électricité pour un mois. Agboka lui il vit sur quelle planète et il fait exactement le contraire? Ou bien on a arrêté l’état d’urgence sanitaire et moi ici je ne suis pas au courant. Secondo. L’intercommunalité c’est la concertation. La loi portant décentralisation a mis en place l’intercommunalité, c’est à dire la nécessité pour les communes d’une même préfecture d’agir de concert pour des activités les concernant. Si on veut dégager les trottoirs de la ville de Lomé, cela doit se faire dans toutes les communes, en même temps. On dirait que c’est une malédiction d’habiter la commune golfe 5. Tertio. On ne demolit pas, on déplace et délocalise” affirme-t-il.

 

Aboka, gagnera-t-il de nouveau la confiance de son électorat en 2025 ?

“On se demande vraiment si le maire Aboka va se présenter à sa réélection en 2025, car je n’ai jamais vu un maire maltraiter autant ses concitoyens.”

Pour lui, un maire soucieux de sa population ne démolit pas, mais déplace, délocalise et accompagne.

“C’est quelle affaire de venir avec des Caterpillars démolir et rentrer chez soi. Une fois qu’il a démoli, il trouve du travail aux familles où elles vont faire quoi ? Il y a des sorciers de nuit, pour lui là, c’est sorcellerie de journée. On peut être méchant comme ça ?” , s’indigne le député.

 

“Je suis tellement énervé que mes doigts tremblent. Ko ! La banque mondiale nous a dit de dégager nos rues sinon elle n’investit pas. Ce n’est pas la même banque qui lutte contre la pauvreté. Après une telle déclaration, c’est la banque mondiale qui va suspendre toute collaboration cette commune.” Continue- t-il.

Il interpelle d’ailleurs le Premier ministre à prendre ses responsabilités.

“On a trop les foutaises dans ce pays-là quoi ! On a eu état d’urgence, péage, électricité, tvm, Pass sanitaire, on n’a fait que faire Hum ! Hum ! Maintenant, lui vient avec les bulldozers balayer les baraques, sans rien proposer en échange. Le Premier ministre , qui est un ancien ministre chargé de l’économie informelle, doit faire quelque chose. Sérieux, on est en période d’état d’urgence sanitaire. Les affaires ne marchent pas.

Pour finir, il offre l’hospitalité de son village Siou au sieur Agboka pour qu’il retrouve ses esprits.

Je le répète, le maire Aboka doit rentrer au village faire les cérémonies. S’il n’a pas de village, on peut lui faire ça cadeau à Siou. On va lui faire manger daragr et il va retrouver la lucidité. Sinon trop c’est trop” conclu t-il

Journal Ndiinfos Récépissé N° 062/29/04/2021/HAACContact : +228 92 55 91 81 / +228 92 45 32 78 fagbeko33@gmail.com N° RCCM : TG-LFW-01-2020-B13-05197 NIF : 100175890 N° CNSS : 1311692