Les différents projets structurants initiés par le gouvernement ces dernières années concernent plusieurs domaines sociaux notamment la construction et la réhabilitation des routes défectueuses. L’objectif principal de ses initiatives est d’offrir aux usagers de la route des commodités routières afin de leur permettre de vaquer à leurs occupations sans difficultés majeures. Parmi ces initiatives, l’on note la réhabilitation des routes d’Adidogomé et de Segbé, difficilement praticables surtout en saison pluvieuse. Faisant l’objet au quotidien d’une affluence grandissante, les remontrances des populations riveraines face à lenteur du gouvernement ont entraîné des résolutions diligentes de la part de l’exécutif. Débutant des travaux en fin d’année dernière, les usagers de cette voie ont salué les actions à leur endroit tout en développant « un devoir de vigilance » dans l’opérationnalisation des résolutions gouvernementales prises.

En dépit du soulagement des populations riveraines pour la construction et la réhabilitation de la voie, l’on note une absence des aspects écologiques.  Mécontent de cette situation, un usager de la route d’adidogome  interpelle avec pertinence la ministre des travaux publics, Madame ZOURÉATOU TCHAKONDO-KASSA-TRAORE. Cette interpellation vise à aiguillonner la ministre à prendre des mesures appropriées. Cet usager affirme en ces termes : « Depuis le début de la réalisation des travaux, les arbres ont été abattus et décimés. Tout le monde pensait que ces arbres allaient être restaurés. Mais hélas, quel fut l’étonnement des usagers et des riverains, tous les trottoirs, les devantures des maisons ont été coulés en béton. Tout usager doit défier la chaleur intense que dégage la route pour se rendre à sa destination. Il est très difficile de respirer sur la route, aucun passage supérieur pour les piétons. On étouffe. Le piéton n’a aucun endroit pour souffler à l’abri des rayons solaires. Cette situation ne respecte aucune norme écologique lorsqu’on réfléchit un peu aux préoccupations environnementales sous-tendant l’implantation de ces genres de projets ».

Les conséquences environnementales des travaux entrepris doivent être corrigées, des solutions idoines doivent être apportées pour la préservation de la nature. Le démarrage des travaux n’a-t-il pas été précédé des travaux d’évaluations écologiques ? voici des questions formulées par les riverains de la voie. Un tel constat nécessite une descente de la ministre du terrain afin de s’enquérir des différents témoignages des usagers ainsi que de l’état des lieux du milieu. Il faut forcément dès lors : « Penser à mettre ces préoccupations environnementales dans le projet. Il est vital de faire susciter un respect, une reconnaissance pour les experts ayant la charge de la réalisation de ce projet. Ces derniers ont certainement prévu tout en amont pour la réussite du projet sans porter préjudice à l’environnement ».

Au demeurant, l’euphorie des populations riveraines surtout de la route d’Adidogomé risquent de s’estomper très rapidement pour des raisons de réhabilitation si des mesures urgentes ne sont pas prises. La ministre en charge des travaux doit user de toutes ses prérogatives pour donner de nouvelles orientations à EBOMAF tout en exigeant le respect scrupuleux du cahier des charges. L’aspect environnemental doit être au cœur des grands projets dans notre pays car : « Tous les principes en droit de l’environnement doivent être observés sans distinction. Le Togo a pris sur le plan international des engagements conventionnels. Il est tenu de s’y conformer en respectant également l’obligation constitutionnelle de protection de l’environnement. Toutes les requêtes formulées par les populations riveraines doivent faire l’objet d’une attention particulière pour éviter des conséquences dommageables à la collectivité ».

MIK