La première session du Cadre Permanent de Concertation (CPC), mis en place par le gouvernement à l’issue de la Concertation Nationale des Acteurs Politiques (CNAP) a été clôturée ce jeudi 2 juin avec des regards croisés des différents acteurs réunis sur les différentes mesures et actions entreprises par le Togo pour lutter efficacement contre la vie chère. 

En marge des fructueux échanges faits avec le ministre en charge du commerce, Kodzo Adedzé, qui a entretenu les acteurs sur les principales causes de la vie chère actuelle ( crise du covid-19, flambée des prix des denrées alimentaires, fermetures des frontières, guerre en Ukraine,…), l’honorable Esther Ayélé Gabiam, a livre ses impressions sur cette première session qui vient de fermer ses portes et s’est projetée sur l’avenir.

Pour cette dernière, l’initiative de ce cadre qui loin d’être un lieu de tiraillements politiques, mais plutôt lié aux différents aspects et problèmes sociétaux, est très louable. Il permet à tous les acteurs de prendre lieux connaissance et conscience de plusieurs réalités de la vie des Togolais, des actions entreprises et surtout aux acteurs d’apporter des observations, propositions et recommandations pour une nette amélioration de notre pays.

Je voudrais féliciter ici le Chef de l’Etat qui a pris à coeur ce problème que tous les acteurs politiques se réunissent ensemble et échangent pour le bonheur de tous les togolais. Le CPC est un cadre important à nos yeux car ce n’est pas qu’un cadre pour venir parler de politique. Les acteurs politiques ont trouvé un cadre pour s’exprimer et donner leurs idées sur la façon dont le pays doit être dirigé.“, a-t-elle déclaré satisfaite.

Elle a fait le point des différentes activités à l’ordre du jour de cette première session du CPC présidée par l’honorable Komandega Gerry Taama.

Il s’agit entre autre de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent auquel le Togo inéluctablement doit faire face. A ce titre, l’honorable Esther Gabiam a salué l’initiative du gouvernement qui a déboursé 258 milliards de FCFA afin de combattre la résilience dans le septentrion du pays, à travers la mise en place en urgence des infrastructures sociales de base, la création d’emplois pour la jeunesse,…

Le covid-19 n’a pas également été oubliée dans le cadre de cette session où des éclairages nécessaires ont été apportés sur la gestion de la crise, les mesures prises, l’état d’avancement, etc.

Des discussions ont également tourné autour de la charte des partis politiques qui a été revue et clarifiée davantage.

Pour finir, l’élue a émis le vœu d’apporter une touche particulière à la question des droits de la femme et de l’enfant dans ce cadre afin d’y laisser une empreinte, elle qui est issue de la société civile et dont les actions portent essentiellement sur ces cibles.

Le CPC est composé de la majorité présidentielle, de l’opposition parlementaire, de l’opposition extra-parlementaire et de la société civile. Il est né des cendres de la CNAP dont il est chargé de faire le suivi des recommandations. Près de 95% de ces recommandations à déjà été mis en oeuvre par le gouvernement en vue de garantir un climat sociopolitique apaisé, avait reconnu lors de la dernière rencontre un député.

Woblewou