L’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB) à travers son projet d’opportunité d’Emploi pour les Jeunes Vulnérables (EJV) a permis à un grand nombre de jeunes togolais de la région de la Kara de sortir de la précarité et de la vulnérabilité. Pour ce faire, l’ANADEB a mis à la disposition de ces jeunes retenues après la phase des Travaux à haute intensité de mains d’œuvre (THIMO ), des coachs pour leur permettre d’avoir un accompagnement technique dans la mise en œuvre de leurs activités Génératrices de Revenus (AGR) .

Dans leurs missions dans la région de la Kara, les coachs ont  accompagné 2200 jeunes issus de 44 villages durant 6 mois. Cet accompagnement  a été d’une importance capitale pour ces jeunes , car plusieurs parmi eux sont aujourd’hui à l’abri du vice, de l’ennui et du besoin.

D’autres ont même eu la bonne idée de se retrouver en groupement afin d’imposer le prix de leurs produits sur le marché. C’est le cas des groupements Allawallah de sombohou, qui sont des groupements des femmes productrices du beurre de karité.

Le coaching a également permis aux jeunes d’étendre leurs activités. C’est l’exemple d’un jeune qui a deux salons de coiffure propriétaire de deux salons coiffure dont l’une à Kara et l’autre à Pagouda.

Si aujourd’hui Lakte Pataki a pu installer un moulin dans son village, c’est grâce au coaching « Les femmes revendeuses des fromages de mon village, parcourent des kilomètres pour écraser le soja dans les villages voisins. C’est ainsi que j’ai alors décidé avec les conseils de mon coach d’acheter un petit moulin qui peut écraser le soja. Aujourd’hui, toutes les femmes du village et des autres villages sollicitent quotidiennement mes services. » a-t-il témoigné.

Autre avantage de ce programme, les jeunes coachés sont sollicités par les ONG pour motiver d’autres jeunes vulnérables.

Rappelons que le projet d’opportunités d’Emploi pour les jeunes (EJV) est un projet financé par la Banque mondiale , porté par le Gouvernement togolais à travers le Ministère du développement à la base, la jeunesse et de l’emploi des jeunes (MDBJEJ) dont la mise en œuvre est à la charge de l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB).

Frédéric AGBEKO