Le jeune entrepreneur Togolais, Ghislain Awaga traverse une période difficile. Non seulement sa société au Togo est dans un mauvais viseur,  mais celle qu’il vient d’implanter au Niger  est aussi sur une pente glissante. Cette difficile situation peut arriver à tout entrepreneur.  Surtout quand vos amis à qui vous avez confié des postes de responsabilités,  finissent par vous trahir au beau milieu de l’océan après avoir profité au maximum des fruits de votre collaboration. Le journaliste Anani Sossou quant-à lui, estime que Ghislain Awaga a quand même enrichi plusieurs Togolais. Lisez plutôt !  

 
Il y a tellement de faits et gestes que j’aimerais bien un jour comprendre dans notre pays. Au Togo 🇹🇬, parler d’argent est un tabou, un vice, on préfère voir souffrir les gens, mettre les bâtons dans les roues de ceux qui essaient de de réussir, vouloir la disparition et la destruction de ceux qui réussissent ou ont réussi.
 
Voici un jeune togolais sorti de nulle part, qui n’est pas né avec une cuillère  d’or dans la bouche, sorti d’une famille modeste qui contre vents et marées a fondé une entreprise même si c’est en trading, qui a commencé à compter ses millions puis probablement (je n’en sais rien) ses milliards puisque son entreprise Global Trade Corporation a un capital de 2 milliards, une société qui emploie au moins 80 salariés, un jeune togolais qui n’a donc pas pris des largesses avec l’argent public pour s’enrichir, mais que malheureusement beaucoup de ses compatriotes veulent voir disparaître.
 
Depuis des semaines sont déversées sur les réseaux sociaux et dans la presse contre la personne de Ghislain Awaga et sa structure de la méchanceté, de la haine et des insultes gratuites. Dans notre pays on vénère plutôt les voleurs de deniers publics qui n’ont créé aucune structure, aucune entreprise pour employer les nombreux chômeurs qui pullulent dans nos rues.
 
 
S’il est vrai que M. Awaga a collecté de l’épargne publique pour trader sur les marchés, il n’en demeure pas moins vrai qu’il a enrichi de nombreux clients à travers des retours sur investissements sans que ceux-ci ne touchent aux capitaux investis.
 
On a l’impression qu’on ne veut pas voir émerger dans ce pays des Dangoté, des Oprah Winfrey et des richissimes hommes d’affaires. Ailleurs c’est l’État qui aide les jeunes entrepreneurs à émerger et à devenir des forces économiques non seulement pour le pays afin d’absorber la masse au chômage mais des gens connus à l’international.
 
Dangoté ne sera pas là s’il n’avait pas reçu un coup de pouce du Nigéria et principalement de Obasandjo.
 
Talon ne sera pas richissime si l’État béninois ne l’a pas voulu.
 
Gervais Djondo n’aurait pas pu créer Asky et Écobank si le régime togolais voulait le saquer.
 
Il est vrai que les taux mirobolants promis aux investisseurs étaient intenables à la longue dans le trading et à Global Trade Corporation. Il est vraisemblable que la gestion n’a pas été saine à GTC, que les collaborateurs du jeune entrepreneur l’ont grugé, mais cela ne devrait pas servir d’alibi pour s’attaquer à un jeune qui a essayé et qui s’essaye de monter une structure internationale sur fonds propres, gagnés honnêtement. On devrait plutôt l’aider, lui faire des critiques constructives pour relever la pente.
 
 
L’État togolais qui devrait arrêter l’hémorragie depuis a laissé faire pour finalement mettre la pression et resserrer l’étau sur Ghislain Awaga que beaucoup de jeunes ont suivi plus tard dans le trading. Ses sociétés sont aujourd’hui logées à la même enseigne par le ministère de l’économie et des finances.
 
Le trading n’est pas une activité illégale. Bien au contraire. Ce qui est reproché à ces sociétés de trading est la collecte de l’épargne publique au détriment des banques classiques qui ont vu à travers ce modèle de rendement un concurrent assez sérieux. C’est parce que nos banques classiques ne sont que des banques de dépôts, qui ne donnent jamais de bons taux sur les comptes épargne que les particuliers se sont tournés vers cette nouvelle forme de rentabilité.
 
En Afrique et particulièrement dans les pays francophones on est très en retard dans les nouvelles formes de gagner de l’argent à travers la bourse, les cryptomonnaie et autres. Ce n’est absolument pas illégal partout ailleurs sauf dans les pays ayant le FCFA ce poison en partage comme monnaie. Et c’est toujours la banque de France qui en tire et tirera toujours les ficelles.
 
Si vous ne pouvez donc pas aider Awaga Ghislain à travers vos apports constructifs, s’il vous plaît, laissez-le tranquille. Laissez-le réfléchir à résoudre ses problèmes et surtout à rebondir. Car certainement il va rebondir. J’en ai la conviction par rapport à son jeune âge et par rapport à ses ambitions.
 
Au moins il a essayé et il continue de payer des salaires. Ce n’est pas seulement son malheur que ses détracteurs veulent. Ils veulent la destruction de 80 emplois, des jeunes qui vont se retrouver à la maison.
 
J’ai encore dit…
 
Anani Sossou