L’Assemblée nationale dans ses missions a pour devoir de contrôler l’action gouvernementale. Dans l’accomplissement de cette noble mission, les députés se heurtent souvent à des ministres compliqués. Si au cours de cette année 2021, plusieurs membres du gouvernement de Tomégah-Dogbé ont répondu aux interpellations des parlementaires,  Sa “Majesté” Ihou Wateba a fait l’exception . Même si le député Gerry Taama installe des milliers de lampadaires dans tous les villages du Togo, notre “Majesté” ne se daignera point de lui répondre. 90 députés peuvent écrire à Monsieur le ministre, il n’hésitera pas à répondre. Mais quand il s’agit de Gerry Taama, il pourra garder  son interpellation jusqu’à la fin du monde.

Revenant sur le vif du sujet, le Président du NET a,  dans une de ses publications taclé de nouveau son ami, le ministre Ihou Wateba. Le député regrette le fait que l’Universitaire n’a pas pris en considération son interpellation depuis Mars 2021.

Voici presque dix mois que l’ex-officier a adressé un courrier  sans suite au ministre de l’enseignement supérieur sur les questions  liées au bilan des cours en ligne, comparativement aux cours en présentiel, à la  différence observées dans l’application de ces cours en ligne entre les deux universités, aux dispositions prises pour faciliter l’accès à internet aux étudiants, à l’évaluation de l’application Moodle, utilisée pour les cours en ligne, à l’ état d’exécution du projet un étudiant, un ordinateur, présenté par le ministre à l’assemblée nationale et aux explications sur les retards liés au paiement des bourses et aides.

Face à ces urgences de l’époque, Ihou Wateba a opté pour le silence. Un silence qui explique son refus de répondre. 

“Ce n’est tout de même pas de ma faute s’il est le seul à faire de la résistance au contrôle de l’action gouvernementale, pilier central de la gouvernance démocratique et du développement. Sans compter que les questions posées, ce 25 mars 2021, étaient pertinentes” a t-il avoué.

A priori, Taama a déclaré qu’il n’avait aucun antécédent avec le ministre Watéba.

Des amis m’ont souvent demandé si j’avais des antécédents avec le ministre Ihou. Non, a toujours été ma réponse. En réalité, nous nous sommes rencontrés une seule fois, au CHR Lomé commune, au début de la pandémie. Et j’en avais gardé une très belle impression.”  a t-il affirmé avant d’ajouter que le ministre est rentré dans ses rayons sur  l’affaire de lampadaire. 

“Après, il m’a cherché sur les affaires de lampadaires. Comme j’aime la bagarre, j’ai répondu. Ensuite, j’ai réagi suite à une sortie télévisée où il menaçait ceux qui ne se vaccineraient pas, tout comme j’ai réagi récemment quand il demandait à ceux ne disposant pas de Pass vaccinal de rester chez eux. Je suis un député de l’opposition (ça ne plaît pas à l’ANC ça) et mon devoir est de m’indigner au nom du peuple, chaque fois que c’est possible.

Sur les sept ministres interpellés, seul Ihou Wateba s’est abstenu de répondre. D’où l’indignation du Président du groupe parlementaire. Une manière pour Monsieur le ministre de faire la peau au député suite à leurs différents pics ?

Comme vous allez le voir sur les fichiers attachés, nous sommes les députés qui interpellent le plus le gouvernement, sur tous les sujets. Si des opposants ont fait mieux que nous auparavant, qu’ils sortent les archives. Nos ministres ne sont pas habitués aux interpellations et mettent parfois du temps à répondre. On relance parfois, en passant par le Premier ministre. À la fin, tous ont répondu (c’est bien pour la démocratie.), tous, sauf un, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Il me semble donc qu’à l’époque ces questions étaient pertinentes et méritaient une réponse pour situer l’opinion. Le ministre de l’enseignement supérieur, contrairement à tous ses autres collègues, a choisi de ne pas y répondre. Et je déplore cet état de fait.

Pour, il ne s’agit pas pour Wateba de dire que quelques lampadaires ne font pas le développement. 

“Pour moi, le développement est la capacité dont dispose un peuple d’affronter ses problèmes, ensemble dans sa diversité. Les actions de solidarité comme les installations de lampadaires, la lutte du gouvernement contre la pauvreté, des processus électoraux équitables et le contrôle de l’action gouvernementale par le Parlement procèdent de la même dynamique : renforcer la résilience, améliorer la gouvernance et sortir de la pauvreté dans laquelle végète malheureusement près de la moitié de notre population. Tous les choix comptent, toutes les actions comptent, all actions matters“, conseille Gerry Taama à son ami Wateba.

Pour finir, le député a jeté des fleurs à ces ministres qui malgré le retard, finissent par répondre aux inquiétudes des élus du peuple. C’est selon lui, le vrai visage de la démocratie. 

Un dossier à suivre de près.  Nous y reviendrons !!!

Journal Ndiinfos Récépissé N° 062/29/04/2021/HAACContact : +228 92 55 91 81 / +228 92 45 32 78 fagbeko33@gmail.com N° RCCM : TG-LFW-01-2020-B13-05197 NIF : 100175890 N° CNSS : 1311692