Le Premier ministre Victoire Tomégah-Dogbé était ce week-end dans la région centrale particulièrement à Sokodé pour lancer les travaux de réhabilitation de la route Sokodé- Bassar, visiter un centre de cajou et échanger avec les femmes entreprenantes de la localité.

Lancement des travaux de réhabilitation de la route Sokodé-Bassar.

C’était en présence des cadres des préfectures de Tchaoudjo et de Bassar que Victoire Tomégah-Dogbé a officiellement donné le coup de pioche des travaux de réhabilitation du tronçon Sokodé-Bassar (41,3 Km) ce samedi 06 février 2021 à Sagbadaï.

Selon Zouréhatou Kassah-Traoré, Ministre des travaux publics, cette réhabilitation fait partie du projet de construction de la route nationale N°17 d’une longueur de 200 Km qui part de la ville de Sokodé pour aboutir à Sadori dans l’Oti en passant par les préfectures de Bassar et de Dankpen. Cet excellent projet va coûter 35 milliards de franc CFA au gouvernement togolais et à ses partenaires.

En outre de la route Sokodé-Bassar, le contournement du Malfakassa long de 24,1 Km, la bretelle reliant la RN1 à la RN17 dans la ville de Sokodé long de 2,2 Km et la bretelle de Binaparba 6,6 Km, feront objet d’aménagement et de bitumage.

Pour Tomégah-Dogbé, la route connecte les hommes. « Nous avons tous compris que la route connecte les hommes. La route connecte les localités. La route fait que personne n’est laissée de côté, quand la route est bonne, on peut faire écouler nos marchandises. Une des activités du gouvernement, c’est les infrastructures. Une bonne route fait gagner du temps », a-t-elle laissé entendre.

Après ce lancement, le Premier ministre et à sa suite ont visité une usine de transformation des noix de cajou toujours dans la même localité.

Visite du complexe Cajou du centre.

Installée sur plus de 553 hectares, cette usine de transformation des noix de cajou est l’une des meilleures chaînes de transformation dans la dite région.

Avec de puissantes machines automatiques, le complexe cajou du centre produit huit (08) mille tonnes des noix de cajou et deux (02) mille tonnes des noix d’amende annuellement. Ces productions selon Ibrahim Kangaye, le promoteur sont exportées dans les pays d’Europe et des USA.

«Ici, c’est une usine de transformation de noix de cajou. Nous transformons les noix en amende de cajou pour l’exportation. L’essentiel de ce que nous produisons est exporté, mais bientôt, une partie restera au Togo pour la consommation locale. J’ai toujours pensé que c’est dans la production qu’il y a développement. J’ai la conviction que c’est dans ça qu’on peut partager les richesses », a signifié Ibrahim Kangaye, promoteur du complexe Cajou du centre.

Victoire Tomégah-Dogbé a saisi l’occasion pour féliciter Monsieur Ibrahim Kangaye pour engagement au service du développement de l’agriculture et lui a promis l’accompagnement du gouvernement dans cette activité.

Pour rappel, le complexe Cajou du centre créé 200 emplois directs essentiellement des femmes et 100 emplois saisonniers dans le village de Sagbadaï. Il a aussi reçu un financement de la MIFA à la hauteur de 600 millions de FCFA.

Conviviale rencontre entre Tomégah-Dogbé et les femmes entreprenantes de Tchaoudjo.

Pour corroborer sa fructueuse présence dans la préfecture de Tchaoudjo, la Cheffe du gouvernement a échangé avec les femmes basées dans la transformation agricole. Au terme des échanges, est repartie très joyeuse après avoir pris le temps d’écouter les requêtes de ces femmes battantes.

«Je viens célébrer la femme que vous êtes avec vous mes chères sœurs et vous dire bravo pour tout ce que vous faites, bravo parce que vous êtes entreprenantes. Vous n’avez pas demandé donnez-nous de l’argent, votre première demande, c’est, nous voulons un lieu où nous pouvons nous retrouver pour mieux nous connaître, mieux apprendre, nous éduquer. Je crois que c’est une très belle requête et on ne peut qu’accéder à une telle requête. Ça fait partie de la vision du Chef de l’État de mettre en place des infrastructures pour permettre l’épanouissement de la femme. La deuxième chose qui m’a impressionnée, vous avez dit, nous sommes des femmes entreprenantes. Et tout ce que vous avez demandé, c’est aidez-nous à faire fructifier nos activités, vous demandez apprenez-nous comment pêcher le poisson, vous ne demandez pas le poisson et ça encore, c’est extraordinaire“, a t-elle a déclaré avant de continuer sur Bafilo.

Frédéric AGBEKO