Les députés ont fait leur rentrée parlementaire ce mardi 1er mars 2022, conformément aux dispositions de l’article 55 alinéa 2 de la Constitution. C’est la ville de Kara qui a accueilli cette nouvelle rentrée parlementaire. . C’était au cours d’une cérémonie solennelle présidée par Yawa Djigbodi Tsègan, Présidente de l’Assemblée nationale en présence de Victoire Tomegah-DogbéPremier Ministre et plusieurs personnalités.

Dans son discours d’ouverture, la Cheffe du Parlement est revenue sur les grands axes qui feront objet  d’étude au cours de ladite session.

« Nous voici de retour à l’hémicycle pour la reprise de nos activités parlementaires. La représentation nationale offre, et nous le savons tous, un cadre d’échanges d’idées et de perspectives sur la gestion des affaires publiques à travers divers courants d’opinions politiques. Quoique les partis qui y siègent soient, de temps à autre, en désaccord sur des projets dont nous sommes saisis, nous sommes heureux de constater que nos débats se tiennent la plupart du temps dans une atmosphère de fraternité, de convivialité et de respect de l’opinion de l’autre. Nous en avons besoin d’autant plus que durant l’intersession, le Gouvernement a déposé sur le bureau de l’Assemblée nationale quatre projets de loi. Il s’agit : du projet de loi modifiant la loi N° 91-04 du 12 avril 1991 portant charte des partis politiques, déposé le 31 janvier 2022 ; du projet de loi portant création des collectivités territoriales régionales, déposé le 31 janvier 2022 ; du projet de loi relatif à la police des étrangers en République togolaise, déposé le 18 février 2022 ; et du projet de loi uniforme relative à l’activité d’affacturage dans les Etats membres de l’Union monétaire ouest africaine, déposé le 23 février 2022. Ces quatre projets de loi viennent s’ajouter à douze autres projets de loi déjà en études dans les commissions. Je nous exhorte donc à nous y consacrer avec abnégation pour amener notre production législative à un nouveau niveau de performance. », a-t-elle martelé aux parlementaires.

Notons que cette délocalisation à Kara permet non seulement de renforcer l’encrage et le rayonnement de l’Assemblée nationale dans le paysage institutionnel, mais également de consolider le pacte social qui lie le député au citoyen.

Frédéric AGBEKO