A quelques jours de la sortie officielle de son premier morceau Afikaa, Elom Komlanvi Messan Kpogo, le journaliste-artiste a accordé une interview à la Rédaction du journal lepopulistetogo. Bonne lecture.

Elom Kpogo qui est-il réellement puisque nous vous connaissons en tant que journaliste et ce depuis plusieurs années?

Bonjour Monsieur le journaliste. Je suis vraiment reconnaissant de cette opportunité que vous m’offrez. Mais j’avoue que c’est un exercice difficile pour moi. L’un de mes défauts, c’est que je n’arrive pas à parler de moi. Surtout que c’est moi qui suis souvent derrière le micro pour poser des questions et qu’actuellement le rôle est inversé, je réalise maintenant les efforts que font ces acteurs là pour pouvoir répondre à nos questions aussi pertinentes qu’elles soient. Effectivement, quand on parle de Elom KPOGO, beaucoup de gens pensent à ce journaliste qu’ils suivent dans les émissions télé et radio. Ils ont peut-être raison. C’est vrai que je suis Directeur de publication du bimensuel « Journal des Communes » et du site d’informations www.echosdescommunes.com mais en réalité, au-delà de ma profession d’homme de média, j’ai une seconde occupation non moins importante. C’est la musique. Je dirai même que je suis musicien avant d’être journaliste. Je suis chrétien et conducteur de louanges et d’adoration partout où ma foi m’appelle.

Kpogo komlanvi Messan Elom, c’est bien ton nom à l’état civil. Rien de plus ?

Elom KPOGO ! A l’état civil, je suis effectivement KPOGO Komlavi Messan Elom, marié et père d’un mignon garçon. (rires). En tant qu’acteur de développement local, j’aide dans la mesure de mes compétences, les collectivités territoriales que sont les communes à trouver les stratégies de communication efficientes pour leur visibilité. La création du Journal des Communes répond justement à cet idéal.

Qu’est-ce qui t’a motivé à vous aventurer sur le terrain musical malgré un agenda déjà très chargé ? Est-ce par pure passion ?

Sourire ! Ce n’est pas une nouvelle aventure, ce n’est que mon quotidien ou la face que beaucoup ne me connaissent pas qui est en train d’être dévoilée. Quelque part, cette question me rappelle mes cours de philosophie concernant « l’art et la culture ». Je me demande, si je peux parler de « motivation » et d’« aventure » . Au fait, je suis né d’une famille de musiciens du côté paternel comme du côté maternel. Mes parents ont ce génie de combiner les sons d’une manière agréable à l’oreille. Même s’ils n’en ont pas fait une carrière, ils étaient du moins reconnus au niveau local. Mon géniteur par exemple, qui fut enseignant d’histoire-géo a toujours créé et encadré dans tous les établissements où il est passé, une chorale. Il enseignait naturellement la partition du chœur sans avoir fait le solfège. Mes frères et sœurs sont tous des musiciens et chantres. Vous allez aisément comprendre que la musique m’est un don et l’environnement que je viens de décrire a aussi contribué.Pour revenir un peu à mon parcours, je peux dire que depuis les cours primaires je faisais partie des batteurs de tambour au mât. Et personne ne me l’a appris. Déjà en classe de sixième au lycée de Gbenyedzi, j’ai remporté le concours national de composition de chant sur le SIDA organisé par le PSI. J’étais également membre de la chorale du lycée. Naturellement, la célébration des semaines culturelles offrait l’occasion à chacun de montrer ce qu’il savait faire en musique. Ces activités culturelles ont beaucoup contribué à forger ces talents que nous possédions. En 2009, j’étais membre fondateur du groupe de la musique gospel Friends qui était demi-finaliste du concours national de chant, « Jeune Talent » organisé par Nana Classic production. Une émission qui était diffusée sur la TVT tous les jeudis nuit après le journal.Je parle de tous ça pour corroborer la thèse selon laquelle on ne devient pas artiste. On naît artiste. Cependant, actuellement je ne me prends pas pour un artiste parce qu’au-delà de l’aspect musical, j’ai un appel, celui du créateur. Il est bien vrai que j’ai mon petit parcours musical, par exemple je faisais partie de la chorale des enfants à l’église et après un temps, j’ai intégré El Shamma, groupe musical des élèves et étudiant de l’église des assemblées de Dieu, temple de Béthel. Et on jouait de la musique pour jouer de la musique, bref pour nous satisfaire. Je ne connaissais pas la valeur de ce que je faisais. Ce n’est qu’un moment après que j’ai compris qu’en fait je dois être une source de bénédiction pour l’humanité et pour y arriver je dois être consacré. De là, j’ai intégré le groupe musical de la Jeunesse et plus tard le groupe musical senior de l’église. Actuellement je peux dire que je suis l’un des auxiliaires des pasteurs. Puisque à chaque fois, nous contribuons au bon déroulement des cultes et des autres célébrations. Et nous ne sommes que des canaux par lesquels Dieu passe pour opérer dans la masse. Je parlais tantôt d’obligation parce que j’ai compris finalement que je dois user de ses atouts pour louer et adorer le créateur. En plus, à part ce que je fais presque tous les dimanches, je peux rappeler que je suis aussi le premier responsable d’un groupe musical d’évangélisation dénommé EPQ : Evangile-Podium-Quartier. L’objectif du groupe étant de sauver des âmes à travers notre musique, nous sortons souvent dans les quartiers les plus reculés de la capitale Lomé où nous érigeons notre podium et nous ne chantons que des chants de louanges et d’adorations et l’esprit opère. Nous étions même au cœur de la prison civile de Lomé pour adorer avec les détenus et les témoignages sont là jusqu’aujourd’hui.

Que peut attendre le monde chrétien pour votre première sortie dans la peau d’un artiste Gospel le 14 juin prochain ?

Comme je le disais tantôt, je réponds à un appel. Je me rends disponible à Dieu pour œuvrer à travers ma personne. Il est souverain. C’est pourquoi je ne peux rien promettre au monde chrétien. Que la volonté de Dieu soit faite ce 14 juin 2022. Ma prière est que son esprit saint soit derrière ce morceau, dont nous attendons la vidéo pour la sortie officielle, pour soigner les cœurs blessés, pour réconforter une âme, pour galvaniser la foi de quelqu’un, pour délivrer quelqu’un, bref qu’il impacte.

Quel message envoyez-vous aujourd’hui à la jeunesse et à la population togolaise dans son ensemble ?

A vos lecteurs, je dirai que les choses vont de mal en pis. Beaucoup se demandent d’où leur viendra le secours mais je peux vous assurer que le secours vient de l’Eternel qui a fait les cieux et la terre. Croyons en lui, consacrons-nous à lui, demeurons en lui, observons ses recommandations. Sa grâce rend possible l’impossible. Sa grâce ouvre les portent bloquées et ferme celles ouvertes. Je prie que cette grâce localise quelqu’un où qu’il soit en ce moment.

Quel est votre mot de la fin ?

Je voudrais vous dire un sincère merci et exprimer toute ma gratitude à tous ceux qui investissent dans l’œuvre de Dieu à travers ma personne. Que Dieu tout-puissant les assiste dans tout ce qu’ils entreprendront. Je saisis également l’occasion pour appeler le public à s’abonner à nos pages facebook, youtube et instagram en attendant la sortie officielle de notre single Afikaa.

Source : lepopulistetogo