La douzième séance plénière de la session ordinaire de l’année 2021 a été consacrée à la relecture de la loi organique relative la HAAC et ratification du traité de l’UMOA sur la dénomination du conseil régional de l’épargne publique et des marches financiers. C’était en présence des ministres Prof. Akodah Ayewouadan de la communication et des médias et Sani Yaya de l’économie et de finances. Aubaine pour le Président du NET de soulever le sujet sur les sociétés de trading. 

Profitant de la présence du ministre de l’Économie et des Finances, le député Taama  a voulu comprendre la suite que réserve l’affaire des sociétés de trading qui ont dilapidé les millions de franc CFA des citoyens. 

  Après avoir interdit les activités des sociétés de trading, des centaines de milliers de nos compatriotes qui ont confié à ces sociétés leurs économies se plaignent à nous autres députés de leur détresse sans que nous ne puissions leur donner satisfaction. Que devons-nous dire à ces personnes ?“, a demandé Gerry Taama. 

A cette question, Sani Yaya a fait savoir que le problème des sociétés de trading est complexe. 

Sani Yaya a martelé que ces sociétés ont engagé des activités qui normalement nécessitent une licence car levant des fonds, mais elles se sont plutôt déclarées comme des sociétés commerciales, et les taux qu’elles proposaient à leurs clients sont inadmissibles dans tout système économique traditionnel.

Sur la quarantaine de sociétés inventoriées, poursuit-il, seules 5 ont déclaré leur patrimoine.  Même si le ministre  donné de détail sur les  montants de ce patrimoine, il faut reconnaître qu’ils sont  énormes. Pour  le ministre Sani Yaya,  le règlement de ces affaires est confié à la justice, par conséquent, il faut faire confiance à la justice. 

Néanmoins Gerry Taama conseil les souscripteurs à recourir à de bons avocats. 

” Mais comme vous le savez, un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès. Le temps de la justice est long. Donc pour ceux qui espèrent retrouver leur argent le plus rapidement possible, prenez plutôt de bons avocats ” dit-il.

Dans la foulée, le député est revenu sur le problème des taux d’intérêt des microfinances. 

” Les microfinances occupent aujourd’hui une place importante dans l’économie du pays, surtout dans le secteur informel. On remarque cependant que les taux d’intérêts appliqués par ces sociétés sont excessifs, atteignant parfois les 21%. Que fait le gouvernement pour atténuer ces taux d’intérêt ? ” a t-il voulu savoir 

” Les microfinances appliquent des taux certes très élevés mais qui ne sont pas interdits par la loi, car il ne s’agit pas de taux usuriers. Comme les microfinances empruntent aux banques, le gouvernement essaye de faire baiser le taux de ces banques pour par ricochet va faire baisser le taux des microfinances. Il faut aussi tenir compte que ces taux sont élevés à cause des risques. Mais tout ça va mettre du temps à se réaliser ”   a répondu le ministre des Finances.

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