Après que le procureur de la République a ordonné un mandat de dépôt contre les ” enfants de la maison” suite à l’affaire qui les oppose avec  ” l’enfant de la rue”, chacun a su tirer des leçons de la vie. Il ne sert à rien d’intimider, d’enfermer ou de frustrer les gens en comptant sur les relations avec les autorités du pays. Le fait d’entretenir de bonnes relations avec les autorités du pays, ne doit pas être  un signe de puissance et d’arrogance. C’est ce que n’ont pas compris les ” enfants de la maison”.  Ils ont perdu le bon sens et l’humilité. Leur déception a été grande quand ils ont constaté le silence du  maisonnier face à la puissance de frappe de “l’enfant de la rue “.  Guidé par un esprit de sagesse, le N°4 togolais, a envoyé un courrier ce jeudi  22 juillet 2021 au Procureur de la République  pour demander la libération de ses “frères”.

” Je voudrais remercier chacun d’entre vous pour les nombreux messages depuis le début de cette affaire m’opposant à Gogoligo et Chantre Moutite. L’euphorie suscitée par l’affaire montre à quel point les réseaux sociaux occupent une place assez importante dans nos vies et que leur utilisation doit se faire dans le strict respect de la vie privée des autres. Les avis sont divergents sur la question, et j’ai pris le temps de lire tout un chacun“, peut -on lire sur sa page Facebook.

Après moult réflexions et conscient que la prison n’est pas un lieu à souhaiter pour son pire ennemi,  l’emblématique joueur du Togo a décidé de demander la libération  de l’humouriste  Gogoligo et  du  Chantre Moutite qui demeurent malgré tout ses “frères”.

“Je mesure à quel point cette décision que je prends pourrait paraître aux yeux de certains comme une sorte de show médiatique. Mais rassurez-vous, il n’en est rien! Je suis conscient que plusieurs d’entre vous seront déçus, eu égard aux comportements de Gogoligo et Papson envers de paisibles citoyens depuis des mois, mais je vous demande, comme je l’ai fait, de leur pardonner”, plaide-t-il.

Toutefois, “ l’enfant de la rue” estime que sa demande ne doit en aucun cas être un obstacle aux  procédures judiciaires entammés. 

” Cependant, je demande à la justice de poursuivre son travail pour que toute la lumière soit faite dans cette affaire”, poursuit-il

La leçon de morale

Pour Adébayor, il faut se méfier des réseaux sociaux. 

Les réseaux sociaux sont une chance formidable pour notre génération et celles à venir. Mais ils peuvent aussi, si nous en faisons un mauvais usage, se transformer en une véritable arme de destruction. J’ai aussi connu quelques moments d’écarts sur les médias sociaux, mais j’ai toujours essayé de ne pas trop m’écarter du respect de la vie humaine et de l’intimité des autres (..) Évitons la calomnie et le chantage surtout sur les réseaux sociaux. Ce sont d’excellents outils, mais ils peuvent détruire aussi. Utilisons-les à bon escient “, conseille-t-il. 

Il invite d’ailleurs les Togolais à la culture de la paix, de la tolérance et du vivre-ensemble. 

Le bémol

Il est certes vrai que ” l’enfant de la rue” a fait parler son cœur, mais c’est à la justice d’avoir le dernier mot. Si la justice décide aujourd’hui d’acquitter ” les enfants de la maison” dans cette affaire, quel sera le sort  qui sera réservé à une tierce personne qui n’est pas de la maison et qui commettra les mêmes bêtises ? 

Ndiinfos 

Journal Ndiinfos Récépissé N° 062/29/04/2021/HAAC. Contact : +228 92 55 91 81 / +228 92 45 32 78 fagbeko33@gmail.com N° RCCM : TG-LFW-01-2020-B13-05197 NIF : 100175890 N° CNSS : 1311692