Une ambiance tendue est née entre les déclarants en douane et l’Union des Professionnels Agréés en Douane (UPRAD) ces derniers jours. Cette ambiance a poussé les déclarants en douane qui sont d’ailleurs  les premiers acteurs de la zone portuaire à monter au créneau. Ces derniers dénoncent la mauvaise foi du bureau de l’UPRAD à travers une récente décision.


Ce bureau de l’UPRAD qui selon les déclarants a un bilan mitigé, a porté à la connaissance de ses déclarants qu’une augmentation de 65 000 FCFA, 85 000 FCFA et 105 000 FCFA seront respectivement ajoutées aux frais de dédouanement des petites voitures, des véhicules de catégorie B et des camions.


Pour les déclarants en douane, cette décision de Monsieur ABOSSE et son équipe, révèlent d’un manque de considérations à leur égard . Ils estiment que l’UPRAD a pris une décision unilatérale. 


Pour se faire écouter, ils ont sorti une pétition de 200 signatures au cours d’un assemblé général ce mercredi 24 février 2021.

« Nous sommes dans une crise sanitaire. Les clients sont déjà rares. On a du mal à faire notre travail. Aussi, pour faire le travail il y a trop de faux frais dans le circuit que nous payons. On n’a même pas éliminé ces faux frais qui ont la peau dure et on vient encore nous imposer de nouveaux tarifs qu’on demande d’aller payer au SEGUCE? Nous gagnerons combien dans cette histoire ? C’est nous qui sommes sous le soleil et la pluie ici à travailler et non les membres de l’UPRAD. Eux, ils sont au bureau. Comment on peut dire que nos honoraires seront intégrés dans le système du SEGUCE? Nous disons non,  à cette décision » a signifié Mathias Adekpoé, porte-parole des déclarants en douane de la filière des véhicules au port de Lomé.

Mécontents, les déclarants en douane taxent l’UPRAD de mauvaise foi. « Comment cela va se faire ? On ne sait pas. Avec qui allons-nous traiter? On ne peut le dire. Il faut penser à supprimer les faux frais d’abord du circuit avant de réfléchir à un autre mécanisme qui ne vas pas trop peser sur les clients. Les gens ne viennent plus au port de Lomé parce que le dédouanement est trop cher. S’il faut faire encore une augmentation, on risque de ne plus avoir de marché. On aura plus de clients et nous en s’offriront avec nos familles. Ce surplus qu’il faudra faire et aller payer à SEGUCE, nous ne voulons pas. Cela ne nous aide pas contrairement à ce que pense l’UPRAD ».

Ouverts à des discussions pour étudier la  faisabilité de cette décision, ces derniers invitent les responsables de cette organisation qui sont presqu’à la fin de leur mandat, à une table de négociation. Ils réitèrent qu’aucune décision unilatérale ne profitant qu’à un groupe de personnes ne prendra pas effet.

Nous y reviendrons.

La Rédaction