L’augmentation sur les frais de péage ne cesse de susciter des réactions. En Conférence de presse ce lundi 15 mars 2021, les premiers responsables du ministère des transports et des travaux publics, a annoncé que les frais de péage sont désormais à 50 FCFA pour les motos à deux roues, 100 FCFA pour les tricycles, 500 FCFA pour les véhicules légers, 600 FCFA pour les Minibus de neuf à quinze places, 1500 FCFA pour les autocars ou Bus, 2500 FCFA pour les poids lourds à 2 essieux, 3000 FCFA pour les poids lourds à 3 essieux, 3500 FCFA pour les poids lourds à 4 essieux et 5000 FCFA pour les poids lourds à 5 essieux et plus. Cette décision selon le ministère des transports, est le fruit des concertations avec les responsables de divers syndicats de transporteurs routiers afin de répondre aux « enjeux d’entretien et de modernisation de notre réseau routier ». Un argument qui ne semble pas convaincre les premiers acteurs que sont les usagers. Pour sa part, le député Kagbara estime que la situation économique actuelle ne permet pas d’augmenter sur les frais de péage.

La crise sanitaire a eu et continue d’avoir un impact considérable sur tous les secteurs d’activités au Togo. Le panier de la ménagère n’est plus comme avant. Les frontières sont fermées. Les chiffres d’affaires des commerçants ont considérablement diminué. A tout cela s’ajoute le quotidien difficile des uns et des autres.

Au moment, les Togolais essaient difficilement de sortir la tête de l’eau, le ministère des transports annonce une augmentation des frais de péages à des fins d’entretien et réhabilitations des infrastructures routiers. L’idée en elle-même ne souffre d’aucune carence, mais le contexte actuel n’est pas favorable à ce projet.

Allant dans le même sens, Innocent Kagbara affirme que le ministère des transports a choisi le mauvais moment.

 

« Nous pensons que le timing pour le gouvernement n’est pas bon, décider de l’augmentation sans prise en compte du contexte particulièrement tendu dans lequel nous sommes tous plongés n’est pas opportun », dit-il.

Il reconnaît d’ailleurs que la population togolaise est très battante « Tous les togolais contribuent à l’effort national pour combattre la crise sanitaire et économique que traverse notre pays, que ce soit à titre individuel ou professionnel. Les commerçants s’adaptent, les industries innovent », avoue t-il. 


Il invite par ailleurs les autorités en charge du secteur à rediscuter avec les différents acteurs afin de trouver un consensus pour l’intérêt supérieur de la nation.

« Cette décision est plutôt à discuter en amont avec l’ensemble des acteurs », conclut-il.

Frédéric AGBEKO