Le gouvernement togolais vient de siffler la fin de la récréation pour les sociétés d’investissement ou de trading et de marketing de réseau. Dans un communiqué rendu public et signé par le ministre de l’Économie et des finances, Sani Yaya, il a dit à ces sociétés notamment :  Global Trade Corporation SAS, CACESPIC-IF Togo Sarl, Prosperity Investment Corporation (PIC) S.A, la Société de Négoce et de Courtage en Banque (SNCB), Leader Bureau Chymall-Sairui Groupe Togo, Alliance in Motion Global, Chy Century Heng Hue, QNET, J-global Capital International S.AU, TIENS, TIMEX TRADING, Aladin Groupe, Petronpay Togo, Black empire, High Life International, Global Building Investment and Trade (GLOBIT), Global Investment Trading (LIYEPLIMAL) de cesser immédiatement leurs activités illégales. Au-delà de leurs différents “égos“, les premiers responsables de toutes ces structures qui opèrent dans l’inégalité selon le CREPMF, feront face à une autre situation. C’est le remboursement des capitaux aux investisseurs selon les consignes de Sani Yaya.

Après la mort précipité de la société CACESPIC-IF Togo à la suite des difficultés financières, c’était récemment la Global Trade Corporation (GTC) qui au cours de  sa migration de l’économie numérique au réelle  a rencontré des quelques petites difficultés financières qui a suscité plusieurs des  réactions des médias et personnes.  Au moment où ces sociétés passaient dans cette zone de turbulence, la plus jeunes des sociétés d’investissement J-global Capital International  faisaient du chiffre d’affaires en récupérant les clients de ces derniers. Tout semble aller mieux jusqu’à ce que Sani Yaya ne mette fin à la danse.

Même, cette dernière estime migrer aussi vers l’économie réelle à travers plusieurs projets déjà lancés, il faut dire que les investisseurs commencent par se poser des questions. La société à travers un communiqué a tenté de rassurer ses partenaires et met fin aux dépôts de fonds. Néanmoins , le doute continue par planer dans la tête de plusieurs investisseurs.

Sachant que les sociétés comme TIENS, Petronpay Togo, QNETHigh Life International, Leader Bureau Chymall-Sairui Groupe Togo …,  ont pour mode de fonctionnement le système pyramidale de Ponzi, l’on est curieux de savoir le mode de fonctionnement de ses sociétés dites de trading.

Selon nos investigations, le système du Ponzi a démarré à Lomé en 2019 sous la bannière de plusieurs entreprises et justifiée par le trading. Très rapidement, il s’est étendu à tout le Togo.

Si nous prenons l’exemple de la société J-global Capital International l’un des meilleurs survivants de cette tempête qui a soufflé sur le monde du trading au Togo, on estime à plus de 30 000 investisseurs pour un montant équivalant à plus  23 milliards FCFA collectés.  Sur le principe d’un collecte quotidien de 40 à 50 millions quotidiennement, on voit déjà la taille de la base de la pyramide. Plus les collectes sont nombreuses, plus la basse s’élargit. En cas de perte à un niveau de la pyramide, , il faut compléter le trou manquant avec des nouvelles entrées. Le gros du risque se trouve où les pertes s’accroissent et les entrées ne  rentrent plus ,c’est là où la base s’éclatent et la pyramide chute.  C’est d’ailleurs ce qui a mis en difficulté les gros poissons tels que: CACESPIC IF et la Global Trade Corporation.

Cette situation a poussé les gros investisseurs de ces sociétés à vouloir retirer leurs capitaux,  aux autres  investisseurs à commencer par s’inquiéter et aux médias à trouver la bonne formule pour tirer.  En réalité, la concurrence et les rivalités  qui existent entre ces différentes sociétés les poussent à proposer des taux exorbitants qui finissent par attirer la foudre de l’autorité de régulation du secteur.

Vont -ils arriver à payer ces milliers de Togolais qui pour la plupart octroyer des près dans des institutions financières pour les déposer dans ces sociétés de placement? Chacun tente de rassurer ses clients à sa manière mais l’horizon  semble être sombre. Les Togolais vivront-ils de nouveau les feuilletons IDH ou REDEMARRE? En tout cas, Sani Yaya met en garde les populations.

LIRE L’INTEGRALITE DU  COMMUNIQUE DU MINISTRE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES SUR LA PROLIFERATION DES STRUCTURES ILLEGALES DE PLACEMENTS A HAUT RISQUE

Il m’a été donné de constater une prolifération de sociétés qui exercent l’activité de collecte de fonds du public et d’octroi de crédit ou proposent des services financiers en ligne et d’e-commerce, de marketing de réseau, des transactions de crypto monnales, de courtage, de conseils en Investissements boursiers, de trading et des produits de placement avec promesse de rendements surréalistes allant jusqu’à 300% du capital souscrit ainsi que des taux d’intérêts annuels sans commune mesure avec ceux servis par le système financier classique. Il s’agit, entre autres, de Global Trade Corporation SAS, CACESPIC-IF Togo Sart, Prosperity Investment Corporation (PIC) S.A, la Société de Négoce et de Courtage en Banque (SNCB), Leader Bureau Chymall-Sairui Groupe Togo, Alliance in Motion Global, Chy Century Heng Hue, QNET, J-Global Capital International S.AU, TIENS, TIMEX TRADING, Aladin Groupe, Petronpay Togo, Black empire, High Life International, Global Building Investment and Trade (GLOBIT), Global Investment Trading (LIYEPLIMAL).

Je tiens à informer la population que ces structures exercent en toute illégalité et ne sont pas autorisées à collecter des fonds auprès du public contre des titres de capital ou de placement. Elles proposent des gains mirobolants et flatteurs pour susciter l’engouement de la population à ces produits, l’exposant ainsi à un risque élevé de perte de l’épargne constituée durant tant d’années d’efforts

Je rappelle que « l’exercice de toute activité en lien avec l’appel public à l’épargne et les instruments financiers, est soumis à l’agrément obligatoire ou à l’autorisation préalable de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), du Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF) de l’UMOA ou du Ministère de l’Economie et des Finances.

Aussi, il est fait interdiction à toute entreprise ou personne autre qu’une structure ou un intervenant agréé d’utiliser une dénomination, une raison sociale, une publicité ou d’une façon générale des expressions faisant croire qu’elle est agréée en tant que structure de gestion du marché ou intervenant commercial. A cet effet, j’invite les médias à faire preuve de la plus grande rigueur et d’objectivité en matière de communication concernant les activités qui sont susceptibles de mettre en danger l’ avenir de nos concitoyens et de cesser d’être le relai de ces structures.

Du reste, des lettres de mise en demeure ont été adressées aux structures illicites Susvisées leur demandant de cesser des réception des courriers, toute activité financière et monétaire, ainsi que de conseil sur toute l’étendue du territoire et de procéder aux remboursements, sans délai, des sommes collectées auprès des adhérents, sous peine de poursuite pénale.

Ces opérations sont donc illicites dans la mesure où aucune des entités n’a obtenu l’autorisation requise aux fins d’exercer ces activités, fournir ces prestations ou initier ces opérations. Cet acte est constitutif d’infraction à la réglementation et expose les auteurs/promoteurs à des sanctions à la fois pécuniaires et pénales.

J’invite les promoteurs véreux et récidivistes des structures concernées à cesser Immédiatement ces activités irrégulières, sous peine des sanctions prévues par la loi et à prendre l’attache avec les autorités compétentes pour toutes fins utiles. Ainsi, l’activité des structures suscitées et toutes autres structures non autorisées qu’exercent une activité se rapportant à celles décrites est interdite sur toute l’étendue du territoire national

J’appelle, par ailleurs, l’attention du public sur la nécessité d’observer une grande prudence et de la vigilance face à ces cas d’escroquerie grandissants et lui demande de rentrer en relation d’affaires qu’avec les acteurs légalement autorisés en la matière. Pour d’amples informations, bien vouloir contacter la Direction Générale des Etudes et Analyses aux Numéros Téléphone : 22 21 02 50 et 22 22 56 58.

Le Ministre de l’Economie et des Finances