« Pour tuer son chien, on lui traite de rage », dit-on souvent. C’est ce qui arrive actuellement au jeune Tossou Agbe qui est actuellement dans les mailles de la gendarmerie de Tsévié. Accusé d’avoir violé une fille de 19 ans il y’a 09 mois, Tossou Agbe paie selon certains de ses proches, le prix de son engagement une affaire foncière.

Les Faits

Tossou Agbe est jeune commerçant résidant à Didokpo dans la commune de Zio 1, a été convoqué à la Gendarmerie de Tsévié pour une affaire de viol. Selon les informations du plaignant, le sieur Tossou aurait violé une de ses petite-sœurs, âgée de dix-neuf (19) ans depuis juin 2020. Un fait complètement ridicule et absurde. Comment peut-on comprendre qu’on puisse porter plainte contre personne pour une affaire de viol qui date déjà de neuf mois ?
Toujours selon nos informations, le plaignant, la victime et l’accusé habitent tous dans une même localité depuis près de trois ans. Pourquoi ce silence sur cette affaire durant plus d’un semestre ?

Les raisons cachées de cette arrestation : Un coup monté par ses détracteurs ?

Nos investigations dans l’entourage de l’accusé révèlent que plusieurs raisons se cachent derrière cette arrestation. En effet, Tossou Agbe est un point focal dans un problème de litige foncier qui oppose des collectivités dans le village de Didokpo dans la commune Zio 1.

« Cette arrestation n’est pas claire. Ça sent un coup monté de ses détracteurs. Pire c’est le jour il devrait se présenter à la justice pour régler un problème de litige foncier qu’on l’arrête. Ils veulent juste lui déstabiliser avec cette histoire de viol. Sinon comment on peut violer une personne et c’est 09 mois après qu’on porte plainte ? », se demande un de ses proches.

« Celle dont-on m’accuse d’avoir violé, fut ma petite amie depuis Juin 2020. Ses parents se sont opposés à notre relation et nous n’avons pas fait long feu. Nous avons plusieurs fois fait l’amour. Je ne comprends pas pourquoi on m’accuse aujourd’hui d’avoir violé ma propre copine », affirme Tossou Agbe.

Pour ses proches de l’accusé, ce sont les dessous de l’affaire du terrain que la société Togo Fabrik veut exploiter à des fins d’une carrière, qui a conduit ce dernier a passé des heures sombres à la gendarmerie de Tsévié. En effet, le sieur AHOUMEY a acheté auprès de la famille ADJOYI des terrains de plus d’une superficie de plus de 83 hectares dans les années 2009-2010. Sur une partie de ces hectares, se trouvent des grottes qui délimitent les propriétés du sieur Ahoumey et des familles Adjoyi et Topou.

Attirée par ces joyaux naturels, la société Togo Fabrik est tombée dans un piège tendu par les sieurs Edoh Koffi Kpondjezo et Amegran dit “Eyadema”. Ladite société, sans investigations a acheté auprès de ces deux malheureux messieurs, ces grottes pour en faire une carrière d’exploitation. Une chose qu’évidemment les vrais propriétaires terriens n’accepteront pas.

Tossou Agbe quant-à lui, est celui qui es au four et au moulin devant les autorités judiciaires, pour que justice soit faite. Ce mercredi où il devrait se rendre à la justice pour le dénouement de ce litige, il se voit dans les mailles de la gendarmerie pour une affaire de viol. Comme quoi, il faut traiter de rage un chien à abattre.

Loin de se décourager dans leurs démarches judiciaires, les propriétaires terriens veulent à tout prix qu’une justice parfaite soit tranchée dans ce litige qui ne dit pas son nom. « C’est parce qu’Edoh Koffi Kpondjezo et Amegran dit “Eyadema estiment qu’ils sont des neveux du Préfet de Zio, qu’ils ont dans un premier temps demandé à la société Togo Fabrik de déraciner tous les arbres se trouvant sur les terrains avoisinants les grottes sans le consentement des vrais propriétaires et dans un second temps bouleverser la vie de celui qui maîtrise plus le dossier. En tous cas nous n’allons pas nous laisser faire », prévient un habitant de la localité.

Aux dernières nouvelles, l’accusé a néanmoins comparu devant les autorités judiciaires pour être écouté dans l’affaire du litige foncier. Il a également recouvert sa liberté  ce vendredi 19 février 2021 après avoir été écouté par le procureur.

Affaire à suivre….